Pierre Pestieau

Je viens de terminer un
remarquable roman Dans la grande nuit des temps (2). L’action se déroule pour l’essentiel à Madrid au début de la guerre
civile lorsque la république que soutient le
personnage principal se déchire dans la violence, l'épuration entre factions
rivales et les meurtres de rue. A plusieurs reprises, il regrette que son
propre camp se rende responsable de la destruction d’un patrimoine religieux irremplaçable,
y compris des peintures du Greco.
En pensant à ces jeunes islamistes qui se tuent ou
meurent au combat, je ne peux éviter de penser au Chant des Partisans :
« Ici
chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre а ta
place ».
On passe d’une cause noble à une cause oh combien discutable.
Mais le processus est le même.
Dans son rapport annuel consacré à la Belgique, l’OCDE
(3) observe que les immigrés y
« représentent déjà près d'un cinquième de la population en âge de
travailler, mais que leurs taux d'emploi et leurs salaires, en particulier pour
ceux nés en dehors de l'Union européenne, restent très faibles. Ils sont
surreprésentés dans les emplois peu qualifiés, sous-représentés dans les
emplois administratifs et souffrent globalement d'une situation défavorable sur
le marché du travail. Leurs enfants connaissent souvent les mêmes problèmes et
tendent à fréquenter en majorité des établissements scolaires
défavorisés. » En amont, on retrouve les mêmes disparités dans notre
système d’enseignement. La performance des enfants issus de l’immigration hors
Union européenne est depuis longtemps catastrophique.
Enfin, un film récemment revu : La
Reine Margot. Excellent mais où la religion apparaît non seulement comme
l’opium du peuple, mais un opium au nom duquel toutes les
atrocités sont permises.
(2) Dans la grande nuit des temps
(La noche de los tiempos) d'Antonio Muñoz
Molina, Paris : Seuil.
(3) http://www.oecd.org/eco/surveys/Overview_Belgium_2015_Eng.pdf
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