Pierre Pestieau
Victor Ginsburgh et
moi avions un ami qui fumait beaucoup alors que nous étions entrés dans l’ère
vertueuse du TCT (tout contre le tabac). Sa justification à laquelle même lui
ne croyait qu’à moitié était qu’avant de s’en prendre aux fumeurs, il aurait
fallu commencer par lutter contre la pollution des villes et des campagnes due
aux voitures, chauffages et usines.
Un rapport
récent de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) semble lui donner raison « à titre
posthume ». Il apparaît en effet que la pollution de
l’air a tué prématurément près de 7 millions de personnes dans le monde
en 2012 (2). « La pollution
atmosphérique est désormais le principal risque environnemental pour la santé
dans le monde », insiste le docteur Maria Neira, directrice du département
santé publique à l’OMS. Elle ajoute : « Les risques sont désormais plus importants qu’on ne le pensait, en
particulier en ce qui concerne les cardiopathies et les accidents vasculaires
cérébraux. Peu de risques ont un impact supérieur sur la santé mondiale à
l’heure actuelle que la pollution de l’air ».

















