Victor Ginsburgh
Il y avait longtemps que je
n’avais plus rien dit. J’ai eu l’impression que les autres événements prenaient
le pas sur ce qui se passait en Israël. Mais j’ai continué à lire, et c’est
loin d’être réjouissant, bien au contraire, surtout depuis l’élection de Donald
Trump qui compte déménager l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem,
reconnaissant ainsi l’annexion de la ville par Israël, et rendant plus difficile
que jamais la solution des deux états, Palestine et Israël. Le gouvernement
israélien rend d’ailleurs lui-même cette position de plus en plus probable, et
va jusqu’à se proposer d’annexer 60% (la zone dite C) de la Palestine et à
rendre légales a posteriori des colonies construites
sur des terres privées palestiniennes, ce qui, d’après la Cour Suprême d’Israël,
est contraire au droit international. On parle heureusement aussi d’une
initiative de dernière minute de la part des Palestiniens au Conseil de
Sécurité, contre laquelle, pour une fois, le président encore en exercice,
pourrait ne pas opposer le veto des Etats-Unis. Une dernière chance.
Voici donc une
correction parce que je ne voulais pas faillir au Livre des Psaumes, 137,
5-6 de l’Ancien Testament, qui se lit : « Si je t’oublie,
Jérusalem, que ma (main) droite se dessèche. Que ma langue colle à mon palais ».
J’ai pris au pied de la lettre
la demande que formule B. Michael—éditorialiste à Haaretz depuis plus de vingt ans—dans le dernier paragraphe de son article du
3 juin 2016 paru dans Haaretz et l’ai
traduit en français (1). En voici le titre et l’essentiel de l’article.
Une fois encore le peuple juif fait face à un grand danger et le monde fait
silence
B. Michael





























