lundi 25 juin 2018

Arbres LGBT

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Victor Ginsburgh

L'if de Fortingall a changé de sexe
Oui, aux dernières nouvelles, les arbres peuvent en effet changer de sexe, la chose n’est pas réservée uniquement aux humains. Ce n’est d’ailleurs pas eux qui l’ont inventée, les arbres font cela depuis bien longtemps.

Souvent les arbres ont les deux sexes et s’auto-fertilisent sans les cabrioles auxquelles nous sommes habitués. Dans d’autres cas, il y a des arbres femelles et des arbres mâles, mais pas de cabrioles néanmoins : tout se fait très pudiquement, merci aux abeilles, papillons ou bourdons, c’est bien connu. Ce qui l’était moins, c’est que leur sexe peut changer en cours de route. Mais apparemment cela se passe uniquement dans une direction : du sexe dit fort vers le sexe dit faible.

Quelques réflexions sur l’effet de ruissellement

1 commentaire:
Pierre Pestieau

L’effet de ruissellement que les amateurs de globish appellent the trickle down effect  se produirait lorsque les revenus des individus les plus riches sont réinjectés dans l’économie, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l'investissement. Ils contribuent ainsi, directement ou indirectement, à l’activité économique générale et à l'emploi dans le reste de la société. Cet effet est invoqué pour justifier les réductions d'impôt pour les hauts revenus ; celles-ci auraient un effet bénéfique pour l'économie globale.

Il n’existe pas de tests empiriques pouvant sérieusement valider cet effet. La croissance des inégalités au profit du percentile supérieur de la distribution des revenus et de la richesse ne semble pas avoir eu un effet bénéfique convaincant. La croissance était bien supérieure durant les trente glorieuses, une époque où les inégalités étaient moins criantes que durant les 30 piteuses et les années qui ont suivi.

lundi 18 juin 2018

Chômage. Mais à quel prix

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Pierre Pestieau

Depuis de nombreuses années, et de toutes parts, j’entend cette rengaine dès que l’on signale le quasi-plein emploi atteint par l’Allemagne, le Royaume Uni et les Etats Unis: Oui mais à quel prix ? A celui d’une grande pauvreté même dans des ménages de travailleurs.

Loin de moi l’idée que ces “dommages collatéraux” ne sont pas sérieux. On sait par exemple que les “working poors” sont une réalité ; ils sont victimes d’une double peine puisqu’ils travaillent le plus souvent dans des conditions ingrates et malgré cela, ils gagnent moins que le seuil de pauvreté. En outre, ils sont dans bien des cas attirés par les sirènes populistes, convaincus que leurs emplois précaires avec bas salaires résultent de la mondialisation, des Chinois, des Polonais, voire des Martiens.

L’agonie de la démocratie commence par celle de la justice

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Victor Ginsburgh

Rudy Giuliani, le grand justicier
Donald Trump se dit au-dessus de la justice, en déclarant dans un tweet du 4 juin 2018 qu’il avait le « droit absolu » de se pardonner à lui-même pour toute possibilité d’acte criminel (1). Il y a un peu plus d’un mois, il a décidé d’ordonner à la justice d’enquêter sur l’investigation menée par Rober Mueller. Et dans le courant de l’année 2017, il s’est arrogé le droit de faire ce qu’il voulait avec son Ministère de la Justice. Il est d’ailleurs soutenu en cela par sa nouvelle bande d’avocats, dont l’ex-maire de New York, le célèbre Rudy Giuliani. Son père a été accusé d’infractions majeures (felony en anglais) et de cambriolages, il a même passé un peu de temps dans la fameuse prison américaine de Sing Sing. Le frère de sa mère était à la tête d’une organisation criminelle de prêts usuraires et de salles de jeux. Bon, on va oublier, parce que le petit Rudy n’est pas responsable de ses parents, mais il en a sûrement pas mal appris pour « nettoyer », comme il disait, la ville de New York de sa pègre et s’occupe aujourd’hui de remettre le « pégreux » Trump en selle.