jeudi 25 août 2016

Tricheries aux jeux Olympiques ? Mais non, bien sûr, et puis…

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Victor Ginsburgh

… les jeux dont il est question ici sont ceux qui se sont passés en Grèce, il y a quelque 2 500 ans. En cherchant un peu, je suis tombé sur un article de Clarence Forbes (1) qui décrit les tricheries utilisées à l’époque, bien plus innocentes que celles d’aujourd’hui, et dont les auteurs (ou les villes pour lesquelles les athlètes concourraient) étaient soumis(es) à des amendes utilisées à ériger des statues de Zeus autour des stades, et dont les piédestaux mentionnaient les noms des tricheurs.

La « tricherie » la plus courante consistait à « jeter un sort » au concurrent. Il n’est pas sûr que cela fonctionnait très bien, et il a fallu passer à une vitesse supérieure. Déjà le mythique fondateur des jeux, un certain Pelops, avait gagné une course de char contre un puissant roi, après avoir corrompu l’aurige de saboter le char du roi. Cela commençait donc bien.

jeudi 18 août 2016

Consultants, lobbyistes et autres…

3 commentaires:
Victor Ginsburgh

Le New York Times vient de publier deux articles importants sur le rôle des bureaux de consultants. On les appelle think tanks en anglais. Moi j’ai plutôt envie de les appeler thin tanks, et le K qui manque fait une sacrée différence, puisque on passe de penser à mince, étroit.

Les titres des deux articles en disent long : « Les think tanks prétendent être indépendants, mais ils sont devenus des joueurs importants en amplifiant l’influence des entreprises » (1). Et les sous-titres ne sont pas moins éloquents: « Les think tanks sont considérés comme indépendants, mais leurs savants (scholars dans le texte anglais!) poussent souvent les intérêts de ceux qui les financent » et « alors qu’il sont supposés être des arbitres indépendants pour les conseils qu’ils donnent sur la politique économique, un grand nombre de ces chercheurs [qui ne sont plus des savants] ont aussi des rôles dans des entreprises qui ne sont parfois [je remplacerais le mot par souvent] pas révélés ». S’ajoute à cela une interview d’Elisabeth Warren, sénatrice démocrate du Massachusetts qui définit le rôle souvent néfaste de ces consultants. Sçavants ou chercheurs, se muant en lobbyistes, ils influencent le rôle du Sénat qui vote des lois pas nécessairement favorables aux consommateurs, mais bien aux industriels (2).