jeudi 25 juin 2015

Wall Street est de retour, presque aussi grandiose que par le passé

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Victor Ginsburgh

Vous reconnaîtrez que le titre emprunté au New York Times (1) est une bonne nouvelle pour nous tous. Wall Street renaît de ses cendres : les salaires des jeunes recrues universitaires ont grimpé de 20 pour cent au printemps et le nombre d’employés est revenu au niveau d’avant la crise de 2007; le salaire moyen de ces heureux gagnants est quatre fois supérieur à celui de la moyenne de Américains ; les bureaux du World Financial Center,  dont le taux d’occupation était tombé à 60 pour après 2007 est repassé à 95 pour cent, et les affaires sont excellentes, malgré les amendes significatives que certaines banques ont encourues. Bref, tout va bien, sauf que les banquiers se plaignent de certaines règles qui, hélas, les freinent un peu, mais le secteur a repris la taille qu’il avait avant 2007.

mercredi 24 juin 2015

La réforme fiscale est une chose trop grave pour être confiée aux hommes politiques

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Pierre Pestieau

Tout le monde connaît le mot de Georges Clemenceau : « La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires. » Il en est de même me semble-t-il de la réforme fiscale. Elle ne devrait pas être confiée aux hommes politiques. Il y a bien sûr le danger de passer pour populiste avec une telle affirmation mais les exemples récents semblent l’avérer. Une réforme fiscale est une chose grave à plusieurs égards. D’abord elle est complexe puisqu’elle exige le respect de nombreux équilibres et la prise en compte des réactions diverses des contribuables. Elle est délicate parce qu’elle implique nécessairement la remise en question de niches, privilèges et avantages fiscaux. Or on sait que derrière chaque niche se cachent des forces politiquement puissantes.  Elle réclame donc beaucoup de courage de la part de celui qui l’entreprend ; il y perdra sans doutes son poste de ministre ou de président. Elle se heurte en outre à un paradoxe puisqu’elle veut mener à plus de transparence et tout à la fois elle s’appuie sur l’idée peu démocratique qu’un bon impôt doit être inodore, inaudible, invisible. Selon l’adage, on ne peut pas ne pas l’entendre, ne pas le voir, ne pas le sentir. Les libéraux américains redoutent notre bonne vieille TVA. Ils la redoutent parce qu’elle ne touche pas les contribuables comme le font les impôts sur le revenu ou les droits de succession. De ce fait, le contribuable ne pourrait  contraindre l’Etat à ne pas trop dépenser. Or la TVA comme toute taxe sur la consommation tend à être relativement régressive sans pour autant être plus efficace. On le voit, c’est très simple.

jeudi 18 juin 2015

Le pouvoir des idées 1

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Pierre Pestieau
L’autre jour, dans un séminaire consacré au vieillissement démographique, j’ai été frappé par le fait que les 3 pays souffrant le plus de ce phénomène étaient ceux qui avaient perdu la dernière guerre mondiale, à savoir le Japon, l’Allemagne et l’Italie. Cela remonte à 70 ans. Y aurait-il une relation entre la défaite et l’effondrement de la fécondité, car c’est de cela qu’il s’agit ? A vrai dire je n’en sais trop rien.

Le pouvoir des idées 2. Napoleon ! morne plaine !

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Victor Ginsburgh

Les escapades de Napoleon
Nous révérons une fois encore Napoléon, comme si c’est lui qui avait remporté la bataille de Waterloo et avait réglé tous les problèmes du monde avec ses escapades mirlitaires en Europe (Sardaigne, Italie du Nord, Malte, Naples, Prusse, Pologne, Saxe, Dalmatie, Portugal, Espagne, Autriche, Allemagne, Belgique — mais en Angleterre ça rate) ; il se fait geler les fesses (mais surtout celles de ses soldats) en Russie, se chauffe les fesses en Palestine et en Egypte à la poursuite sans doute d’Alexandre le Grand et, de façon grandiose, impériale et napoléonienne, rétablit en 1802 l’esclavage dans les colonies françaises (Guadeloupe, notamment), alors que celui-ci avait été aboli en 1794.


mercredi 10 juin 2015

Retour sur BHL et JBBotul, auteur de La vie Sexuelle d’Emmanuel Kant

1 commentaire:
Victor Ginsburgh

BHL rapporte bien : Je n’ai presque jamais eu autant de lecteurs que lorsque j’évoque ce clown.

Un ami, le Docteur M. K. spécialiste de médecine interne me pose une question : Quel est le pâtissier qui fabrique les tartes utilisées par l’entarteur, avec l’espoir que ce ne sont pas les bonnes tartes de Chez Françoise qui ont été gâchées. J’ai trouvé la réponse dans une interview que l’entarteur a donnée il y a quelques jours (1) :

« Normalement, nous les achetons chez un tout petit pâtissier artisanal. Mais parfois c’est plus compliqué lorsqu’il y a des fouilles à l’entrée, comme samedi dernier [à Namur] où il n’y avait pas moyen d’avoir de belles tartes dans nos bagages. Dès lors, on doit recourir à des méthodes plus grossières : fond de tarte dans les culottes et bombes chantilly pour confectionner la tarte au tout dernier moment. »

Philosophe en position de soldat
C’était facile. Sa deuxième portait sur le nom de l’écrivain (Jean-Baptiste Botul) qui a écrit La vie sexuelle d’Emmanuel Kant dont BHL s’est inspiré dans son œuvre majeure De la guerre en philosophie (Grasset, 2010). Cette œuvre reprend le texte d’une de ses conférences à l’Ecole Normale Supérieure à Paris intitulée « Comment je philosophe »…

jeudi 4 juin 2015

BHL. Un nouvel envol de tartes à Namur

3 commentaires:

Victor Ginsburgh

A la vérité, il n’y aurait pas à s’étonner que le temps lance son sablier au visage d’un pareil larron (Georg Lichtenberg, Pensées)

Le plus grand clown français de tous les temps, Bernard-Henri Levy, s’est une fois de plus (c’est la huitième) fait entarter en Belgique par l’immortel Noël Godin (et s’il n’est pas immortel, Dieu devrait lui accorder ce privilège, en tout cas tant que BHL est vivant).

C’est si bon de parler de temps à autre de ce grand BHL
Le Maître Déguisé en Crème Chantilly et son Garde du Corps
qui finira bien par se retrouver au Panthéon. Mais contrairement à Marc-Antoine (1), je ne suis pas là pour inhumer le grand Bernard, mais pour le louer des paroles magnifiques qu’il a prononcées pendant et après son dernier entartage. Il était venu pour parler de Baudelaire avec l’artiste Jan Fabre. Au moment de l’événement, il discourait sur Georges Bataille, en anglais (2). Si vous ne comprenez pas ce qu’il voulait dire, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas parce que vous ne comprenez pas l’anglais, c’est parce que l’orateur n’avait rien à dire.

mercredi 3 juin 2015

Jean Valhardi est toujours en vie

2 commentaires:
Pierre Pestieau

Pour les rares hilotes qui l’ignorent JeanValhardi est un personnage de bande dessinée créé en 1941. Il est apparu pour la première fois dans le journal Spirou.
Jean Valhardi
Il avait à l’époque une trentaine d’années et aurait donc aujourd’hui 104 ans. Français dans la bande dessinée, il avait tous les traits de l’Américain tel qu’on se le représentait à Marcinelle (1) en ce temps-là. Enfant je lisais ses aventures et étais impressionné par sa poigne de fer. Elle surprenait les gens dont il serrait la main. Leur réaction était toujours la même: « Quelle poigne! Quel homme! » Mes frères et moi jouions à Valhardi en essayant de serrer la main d’innocentes victimes avec l’espoir de leur faire mal et ainsi de se faire admirer.