Pierre Pestieau

Les Français (et sans doute les Belges aussi) sont étonnés quand ils
voyagent aux Etats Unis d’observer que les habitations de banlieue et leurs jardins
ne sont séparés que par des haies très basses quand ils le sont. Les problèmes
de voisinage qui sont un thème récurrent des bandes dessinées américaines et
franco-belges sont marquées par ces différences : le ballon qui passe chez
le voisin se récupère beaucoup plus facilement aux Etats Unis que dans nos contrées.
Est ce grave docteur ? Pas vraiment. C’est d’ailleurs excellent pour
tous les installateurs de portiques, clôtures, barrières, etc.…qui prospèrent
en France. Cela témoigne sans doute d’une culture différente. En France, on
installe des barrières entre les maisons ; aux Etats Unis où les banlieues
sont économiquement et socialement homogènes, c’est entre les banlieues qu’un
autre type de barrière existe. Une barrière invisible et indicible qui fait
qu’un étranger à la banlieue est immédiatement repéré.

Autre phénomène lie à la croissance des
inégalités : l’apparition de « communautés
fermées »
(gated communities), entourées de murs, protégées par des barrières, ou isolées par les
distances. C’est ça la mondialisation heureuse?
(1).
(1) Expression que l’on
doit à Alain Minc, un grand ami de Victor.
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