Optimisme béat.

Paradis ou enfer fiscal.
Que la fiscalité du travail
soit lourde en Belgique et qu’elle soit en fait pour de nombreux contribuables
un enfer fiscal est incontestable. Et pourtant, pour de nombreux analystes, la
Belgique peut être considérée comme un paradis fiscal, du moins pour un certain public. Chaque paradis fiscal
essaie de trouver sa propre niche. En Belgique, il y a une volonté affichée
d’attirer des grandes entreprises et de grandes fortunes qui veulent
‘optimiser’ leurs feuilles d’impôt.
La première source
d’attraction de la Belgique est son système d’intérêts notionnels, un mécanisme
d’allègement fiscal dont l’objectif, lors de la création, était de permettre
aux entreprises de se recapitaliser tout en encourageant les investissements.
Certes l’impôt des sociétés en Belgique reste supérieur à la moyenne européenne
: 26% contre 20% mais cela se fait au détriment de nos partenaires. Une seconde
source est ce qu’on appelle les « excess profit rulings » qui
permettent à une entreprise de profiter d’une exonération partielle de ses
bénéfices excédentaires. La troisième source d’attractivité concerne les
grandes fortunes qui bénéficient d’un traitement fiscal favorable des donations
et des plus-values. En outre pour les contribuables
français, la Belgique n’a pas d’imposition annuelle de la richesse (ISF).
Un monde meilleur ?

(1) The End of Bank Secrecy? An
Evaluation of the G20 Tax Haven Crackdown (with
Niels Johannesen), American Economic Journal:
Economic Policy, 2014, 6(1): 65-91.
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