Pierre Pestieau

La première implique que le prix d’un voyage à l’Ile Maurice ou de haricots
importés du Kenya incorpore aussi le coût réel que le transport en avion (dont
la pollution) impose à la planète. La seconde hypothèse suppose que les Etats
soient capables aux travers de taxes ou de subventions correctives d’intégrer
ces coûts dans les prix.
Pour prendre un autre exemple que le transport aérien, une construction isolée à la campagne devrait comprendre dans ses coûts toutes les dépenses afférentes à l’éloignement du lieu de travail et des services publics. La consommation de viande de bœuf tiendrait compte des différentes externalités négatives que sa production implique pour la santé et pour les terres utilisées pour nourrir le bétail.
Que trouverait-on dans ce conte de fée ? D’abord, il y aurait une période
de transition qui verrait les prix s’adapter et les comportements s’ajuster à
cette nouvelle donne. Il y aurait des gagnants et des perdants, sans doute plus
de perdants que de gagnants dans le court terme. Dans le long terme nous serons
tous gagnants parce que nous bénéficierons d’un régime de croissance durable.

Puisque nous sommes dans un conte de fée, ajoutons que les hommes
deviendraient davantage solidaires et altruistes et finalement adopteraient ces
mesures qui au départ leur avaient été imposées.
Malheureusement le réveil sonne et je me retrouve avec une planète qui
ressemble à une grosse citrouille flasque.
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