Pierre Pestieau
Nul ne peut nier que si l’on veut vivre
longtemps et en bonne santé il vaut mieux ne pas fumer, ne pas boire, suivre un régime alimentaire sain et
faire un exercice physique modéré. En d’autres termes se tenir à l’écart des
quatre péchés capitaux que sont
l’alcoolisme, le tabac, la sédentarité et l’obésité.
Rien à redire
aussi longtemps que cela vient des médecins. Le problème apparaît dès lors que le
politique s’en empare. On observe que ce sont surtout les classes sociales défavorisées
qui « s’abandonnent », comme on dit, à ces vices. Et pourquoi ?
Essentiellement parce qu’elles seraient ignorantes ou qu’elles auraient une préférence
élevée à l’égard du présent, qui leur ferait préférer la gratification immédiate
aux bénéfices de long terme que sont la santé, l’autonomie et la longévité.
Les économistes
parlent à ce sujet de biens peccamineux (sin goods) et ils proposent de les
taxer lourdement puisqu’il n’y a pas d’autres façons de faire entendre raison à
« ces gens là » (1).



































