Victor Ginsburgh
Il est temps que je traite de mon sujet favori : les arts visuels et ce, surtout
si les informations sont amusantes. En voici deux récentes.

Et voici l’histoire d’une œuvre contemporaine, même
très contemporaine
puisqu’elle a été créée en 2015, jetée à la poubelle par ceux qui, chaque
matin, nettoient le Museion, Museo d’arte contemporanea di Bolzano. Ils ont cru
qu’il s’agissait des restes d’une fête qui aurait eu lieu la veille. Comme vous
le voyez sur la photographie, l’œuvre (de Sara Goldschmied et Eleonora Chiari, We are going to dance today) trompe,
puisqu’elle rassemble sur le sol des bouteilles de Champagne (vides, hélas),
des mégots de cigarettes, des confettis, des souliers et des vêtements
abandonnés par les fêtards. Selon les artistes, l’œuvre est censée montrer les
excès de la classe politique en Italie durant les années 1980. Le Museion
rassure les amateurs que l’œuvre sera rapidement restaurée (5).
Je n’aime pas cette œuvre beaucoup plus que je n’aime Renoir, mais au moins
j’ai été invité à la fête de restauration, donc je ne la critique pas. Je
suggère en outre au ministre-président bruxellois de l’acheter pour son nouveau
musée. Elle illustrera tout aussi bien les excès de la classe politique belge
que celle de la classe politique italienne. Et elle fera bon ménage avec Renoir
et les chats.
(1) Renoir haters descend on
Boston to stop the scourge of impressionism, ArtNet News, October 5, 2015
(2) Muriel Lefevre, Renoir est
nul en peinture, l’exposer c’est du terrorisme esthétique, Le Vif, 7 octobre 2015.
(3) Un avant-goût du musée d’art
contemporain sur le site de Citroën Yser, Info
RTBF, http://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_un-avant-gout-de-musee-d-art-contemporain-sur-le-site-de-citroen-yser?id=9021046
(4) Le chat de Geluck aura son
musée à Bruxelles,
(5) Felicity Capon, Italian
cleaners accidentally throw away modern art, Newsweek, October 26, 2015
Je dois être complètement dépravé : j'aime davantage les chairs roses de Renoir éclatantes de jeunesse et de fraïcheur que les femmes de Rubens dont la cellulite lâche de toutes parts....
RépondreSupprimerClaude Nemry