Victor Ginsburgh

Voici ce que dit
cet article : « L’utilisation d’une technique qui se base sur les
résultats d’ADN soumis aux sites généalogiques sur le web, s’est vite répandue
parmi les unités d’investigations criminelles qui ont trouvé des réponses à des
douzaines de crimes violents, dans certains cas des dizaines d’années après que
ces crimes ont été commis. Les experts pensent que la technique peut servir à revisiter
un grand nombre de dossiers non résolus ».
La police
américaine a ainsi retrouvé un officier de police, Joseph DeAngelo, qui a
finalement été identifié. Il avait commis 26 meurtres et kidnappings en
Californie durant les années 1970 et 1980. Comment peut-on être si violent
quand on porte un nom aussi angélique que DeAngelo ?
Et puis, l’ADN a
permis de découvrir le tueur d’un couple canadien datant de 1987 , d’un autre meurtre commis à Stanford, et
de six viols en Caroline du Nord. Les analyses ont aussi permis 17
arrestations, dont deux des personnes étaient au-delà de tout soupçon, ce que je suis bien évidemment.
Dans certains états
américains (je ne sais rien de ce qui se passe en Europe), il n’est pas légal
de vendre les tests ADN aux autorités judiciaires, notamment dans le Maryland. Par
contre une vieille dame de Washington a été surprise de voir que son ADN avait
permis d’arrêter un de ses cousins en Iowa. Attristée par la nouvelle, elle a
quand-même aimablement déclaré « que tout meurtre devait être puni ».
Il y a aussi le
problème des donneurs ou donneuses anonymes de sperme ou d’ovules que l’on peut
maintenant retrouver, et l’enfant auquel on a dit que son père était musicien,
se rend tout à coup compte qu’il n’est pas le fils ou la fille d’un musicien
anonyme, mais bien d’un analyste dans une firme de semi-conducteurs et qui
n’aimait pas la musique. Ce qui est beaucoup moins romantique (2).
Faut vraiment se
méfier.
Tout ça c’est
bien amusant, jusqu’à ce qu’on retrouve mes traces…
(1) Heather Murphy, Sooner or later your cousin’s DNA is going to solve a
murder, The New York Times, April 25,
2019.
(2) L’idée, que j’ai légèrement transformée, vient d’un article de Emily
Cochrane, Could donor #2065 be my father ?, The New York Times, June 16, 2019.
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