Pierre Pestieau

Après quelques siècles, l’Angleterre est revenue à la liberté de tester qui
y sévit toujours comme elle le fait aux Etats Unis. Cette règle vous permet
d’attribuer votre patrimoine à qui bon vous semble, votre maîtresse, votre
partenaire de golf ou votre chien.

Depuis quelques années, les milieux libéraux en Europe continentale
militent pour une plus grande liberté de tester à l’américaine. Il faut pourtant
rappeler que l’equirépartition n’est pas absolue. Il existe ce qu’on appelle la
quotité disponible, qui permet d’avantager un enfant ou de léguer une partie de
son patrimoine à une tierce personne. Elle varie en
fonction du nombre d’enfants (ou de leurs descendants) : de1/2 s’il y a un
enfant à 1/4 s’il y en a trois ou plus. Le cas qui occupe la France doit nous
rappeler qu’il ne faut pas aller au-delà de ces proportions.
Dans cette affaire qui secoue la France profonde, on n’a pas évoqué la
question des droits de succession. Etant donné la complexité de cette
succession, il est difficile de savoir si ces droits seraient plus élevés en
France qu’aux Etats Unis. Pour une petite succession, les Etats Unis sont un
paradis fiscal puis qu’en deçà de 10 millions de dollars, aucun droit ne doit
être acquitté. Pour les grosses successions, les taux sont plus élevés aux
Etats Unis à condition que l’on ne pratique pas une ingénierie fiscale dans
laquelle Jean Philippe ou plutôt ses conseillers sont passés maîtres.
(1) Sauf dans la chanson « Cendrillon» de Téléphone
où « Le prince charmant a foutu l’camp/Avec la belle au bois dormant
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