Pierre Pestieau
Après les tragédies de janvier et novembre 2015, la commotion était grande,
quoi de plus naturel et de plus justifié. Dans ces deux circonstances, l’émotion
a conduit la majorité des politiques, des analystes et des citoyens lambda à
tirer des conclusions nécessairement hâtives. On retrouve le même ébranlement et
les mêmes commentaires à l’emporte pièce quand il s’agit des atrocités de
l’Armée Islamique. Comme le rappelle Todorov dans une remarquable interview à Libération (1), dans ce domaine il est
important de raison garder. Il y affirme: « Les insoumis refusent
de céder à l’adversaire, mais aussi à leurs propres démons ».
C’est dans ce processus de réaction à froid que je voudrais rappeler quelques
faits en évitant de conclure.


































