mercredi 30 octobre 2013

En lutte : Snowden, Assange et Manning, héros de notre temps

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Victor Ginsburgh

Je viens de lire Dark Tongues (1), un livre dans lequel Daniel Heller-Roazen, professeur de littérature comparée à Princeton traite des langues utilisées par ceux qui ne veulent pas être compris, gredins, voleurs, bandits, mendiants, et comme le dit si bien Michael V. Hayden, ancien directeur de la National Security Agency (NSA) et de la CIA « les nihilistes, anarchistes, activistes, LulzSec (2), anonymes, et les quelque vingt qui n’auraient pas parlé à des personnes du sexe opposé depuis cinq ou six ans » (3) en accusant Snowden, Assange et Manning, qui ont eu le courage de dénoncer les pratiques de surveillance et d’espionnage par la NSA de tout ce qui se dit et s’écrit, ainsi que de dévoiler les coups tordus de la diplomatie et des forces  armées américaines.

Points de vue

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Pierre Pestieau

Deux anecdotes qui laissent à penser. La première est récente. Je rencontre tout à fait par hasard une connaissance que je n’avais pas vue depuis plusieurs années. Je savais qu’elle travaillait pour la poste. Elle m’explique que l’entreprise va à vau-l’eau. Comme elle, de nombreux employés qualifiés sont mis au rencart alors que la poste en engage de nouveaux sous des contrats plus ou mois temporaires. La raison invoquée: ces employés, employés pour ne plus rien faire, n’auraient pas la motivation correspondant au projet de l’entreprise.

jeudi 24 octobre 2013

Manque d’effectifs ou manque d’effectivité ?

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Pierre Pestieau

Dans deux domaines stratégiques de nos états providence, on entend souvent parler de manque d’effectifs. Dans le domaine de la santé, on parle de déserts médicaux et dans celui de l’enseignement, de classes surnuméraires. Et pourtant que ce soit en France ou en Belgique, il y a selon les standards internationaux suffisamment de médecins et suffisamment de professeurs dans le secondaire. D’où vient le problème ? Simple comme l’œuf de Colomb. L’Etat qui finance les deux systèmes, la santé et l’éducation, ne se donne pas les moyens d’assurer une juste répartition des moyens sur le territoire entre les spécialités médicales ou entre les enseignements.

mardi 22 octobre 2013

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, dit la parole de l’Ecclésiaste

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Victor Ginsburgh


Machine à créer des entreprises, brevet administration wallonne
En juillet 2012, L’Echo publiait une ravissante image sur laquelle je m’étais basé pour écrire un blog intitulé « L’usine à gaz des outils économiques wallons » (1). Et j’y avais joint l’image d’une tuyauterie que je replace ici par une mécanique qui fera preuve, tout aussi bien que la première, de l’inventivité de l’administration wallonne.

 En mai 2013, soit dix mois après, l’Echo (2) revient à la charge avec les résultats d’une étude réalisée par Ipsos à la demande de l’Agence de stimulation économique — tiens celle-là je n’en avais jamais entendu parler et elle n’apparaît pas dans l’ancienne tuyauterie.

jeudi 17 octobre 2013

A propos de choses que je préférerais ne pas lire ni dire

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Victor Ginsburgh
Gas the Arabs (Jewish Defense League)

Voilà des choses que je préférerais ne pas lire. Mais une fois lues, il m’est difficile de les taire : Israël est un pays raciste. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont des journalistes israéliens de Haaretz auxquels je fais entière confiance.

Le racisme qui est cultivé en Israël, ironise Zvi Ba’rel dans Haaretz (1), est un bon racisme et l’auteur en donne quelques exemples:


« Le principal rabbin de Safed presse les habitants de la ville de ne pas louer aux Arabes. Est-ce horrible ? Mais non, ce rabbin est une exception. La Knesset (Parlement) est en train de préparer une loi qui devrait empêcher les Arabes israéliens d’être élus. Ce n’est pas vraiment du racisme, cela pourrait arriver aux Juifs aussi. Deux banques israéliennes (Hapaolim et Mizrahi-Tefahot) traitent de façon différente les Juifs et les Arabes. Pas grave, la Commission des Affaires Economiques du Parlement a décidé d’organiser une séance d’information... Bien sûr, aucun Juif ne veut être raciste, mais il n’y a pas de choix, c’est eux ou nous. Et puis, notre racisme est plus juste, plus égalitaire ; c’est un racisme qui pourrait servir de phare aux autres nations, d’exemple pour le reste du monde ».

lundi 14 octobre 2013

Crime contre l’humanité

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Pierre Pestieau

Il y a près de 2 ans, sept toiles de maître étaient volées dans
un célèbre musée hollandais. Parmi ces toiles, il y avait un Picasso et un Gauguin ; le montant du vol était évalué à 100 millions d’euros. Récemment, une Roumaine déclarait qu’elle avait brûlé ces toiles pour que l’on ne puisse pas incriminer son fils qui aurait participé à ce vol (1). Interrogé, le directeur du Musée d’Histoire Nationale de Bucarest, un certain Ernest Oberlander-Tarnoveanu, déclarait que si cette destruction était avérée, ce serait un « crime barbare contre l’humanité». Cette expression de crime contre l’humanité me semble souvent galvaudée pour des causes certes justes et nobles, mais qui ne méritent pas l’émoi que devrait susciter le massacre collectif de populations civiles, que ce soit au Cambodge, au Congo ou en Bosnie.

jeudi 10 octobre 2013

Le bon âge pour mourir

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Pierre Pestieau

Mathusalem
Apres avoir traité dans un blog précédent du bel âge pour vivre, intéressons nous  à l’idée d’un bon âge pour mourir. Existe-t-il un tel âge? En voila une question bizarre et pourtant. Pour toute personne raisonnable, aussi longtemps que la vie vaut la peine d’être vécue, pourquoi s’arrêter? Le « vaut la peine » est important ; il implique un certain niveau d’aisance matérielle, de santé et de sociabilité, les trois clefs du bonheur selon les spécialistes.

Il faut se garder de la malédiction de la vie éternelle. Témoin cette vieille légende d’un homme méritant auquel Dieu accorde la vie éternelle pour le récompenser de toutes ses bonnes actions. Apres de nombreuses années, il a perdu ses amis, enterré ses enfants et petits enfants, ne comprend plus le monde, et il implore Dieu de lui reprendre la vie. Ce que Dieu refuse. Mais ce n’est qu’un point de vue, le plus important certes, celui du mort potentiel. Il y en a d’autres. Celui de ses enfants ou celui de ses biographes et admirateurs.

A ceux qui n'ont pas le choix : Peine de mort aux Amériques

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Victor Ginsburgh

Les Etats (américains) dans lesquels continue d’exister la peine de mort — rassurez-vous, il n’y en a plus que 32 sur 50, quel progrès (1) — sont en panique : le Texas, l’Ohio, l’Arkansas et quelques autres ne parviennent plus à se procurer le triple cocktail (thiopental de sodium, bromure de pancuronium et chlorure de potassium, avis aux amateurs) qui permet d’exécuter les « criminels », et se demandent comment ils vont pouvoir continuer. La plupart des exécutions sont dès lors remises de jour en jour et le processus s’est enrayé, explique le New York Times (2). La Cour Suprême du Missouri vient heureusement d’autoriser le propofol. Rappelez-vous l’effet que ce produit a fait au pauvre Michael Jackson, donc cela semble en effet fonctionner pas trop mal. 

mercredi 2 octobre 2013

Netanyahou en pyjama de guerre

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Victor Ginsburgh

J’aurais bien dit tout nu, mais il ne se laisse pas photographier de la sorte, et puis je ne suis pas sûr que le spectacle nous ravirait.

Dans un article mi-figue mi-raisin (1), parce que la plaisanterie n’est qu’apparente, voici ce que pense Uri Avnery, le journaliste pacifiste de gauche israélien.

Mahmoud Ahamadinejad, l’ancien président iranien, dit-il, n’était en fait qu’un agent secret du Mossad, le service de sécurité israélien. Et c’est pour le cacher qu’il niait la Shoah, qu’il voulait la disparition, non pas de l’Etat d’Israël, comme on n’a pas arrêté de le dire, mais de l’Etat sioniste, tout en proclamant qu’il ne cesserait pas d’enrichir l’uranium, mais n’irait pas jusqu’à la ligne rouge, c’est-à-dire à la bombe, telle que brandie par Netanyahou lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2012.

mardi 1 octobre 2013

Le sport est-il raciste ?

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Pierre Pestieau

C’est là une formule lapidaire. Plus explicitement, je dirais que la pratique du sport n’est ni de droite ni de gauche mais que la plupart des organisations sportives sont de droite et souvent racistes. Les exemples sont nombreux. Je me contenterai de citer ceux qui m’ont le plus frappé.

jeudi 26 septembre 2013

Les deux, mon général

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Pierre Pestieau

A la question « Vaut-il mieux être bien soigné ou avoir l’impression d’être bien soigné? », on ne peut que répondre: les deux, mon général (1). Mais supposons que cela ne soit pas possible. Cette réflexion m’est venue en lisant un article (2) qui sera présenté à l’occasion du prochain congrès des Economistes Belges de Langue Française (excusez du peu). Les auteurs nous révèlent que les Belges sont, parmi les Européens, ceux qui sont les plus satisfaits de leur assurance maladie invalidité mais que tout à la fois, objectivement, cette assurance présente une série de lacunes graves. Par exemple, la part des soins non remboursés est plus élevée que chez nos voisins et les reports ou annulations de soins de santé pour raison financière sont en hausse.

mardi 24 septembre 2013

Rentrée littéraire : Oh les beaux jours

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Victor Ginsburgh (1)

Oh les beaux jours, comme disait Beckett (1). Oh, parce que les jours à venir n’étaient pas aussi beaux
que ce qui est suggéré par le titre. En effet, le Beaujolais nouveau est là, imbuvable comme d’habitude et la rentrée littéraire aussi. Personne n’a, mieux que Julien Gracq, décrit « ce spectacle turlupinesque : des jockeys de Grand Prix en train de chevaucher des limaces ».

Je propose de changer ces mauvaises habitudes et de donner les prix les plus prestigieux (je sais ils le sont tous, donc les choix sont difficiles) aux grands écrivains suivants (ils le sont aussi tous, et c’est tout aussi difficile):

mercredi 18 septembre 2013

La Pompei du désert syrien

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Victor Ginsburgh

Je viens de lire un article (1) qui relate la chute du fort romain dénommé « la Pompei du désert syrien » du côté de Dura Europos (en Mésopotamie, aujourd’hui en Syrie) en 256 de notre ère (2). On y a trouvé 19 tombes de Romains qui ne sont pas morts par le glaive ou le feu mais ont été gazés par des attaquants Sassanides.

lundi 16 septembre 2013

Riches et pauvres

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Pierre Pestieau

Les journaux ont une fâcheuse tendance à publier côte à côte des nouvelles qui semblent se contredire (1). C’était le cas du Soir (6 août 2013) qui présentait sans lien deux articles respectivement intitulés: « La moitié des Belges est incapable d’épargner » et « 245 milliards: nouveau record sur les comptes d’épargne en Belgique ». Le premier titre était complété par un sous-titre :

« Seuls 48% des ménages belges disent être en mesure de mettre de l’argent de côté, selon un sondage de la Banque centrale européenne »,

et le second par

« Les Belges continuent plus que jamais à épargner: ils ont placé un total de 245,51 milliards d’euros sur les comptes d’épargne réglementés en juin 2013. Un montant record mais qui reste dans la lignée d'une augmentation quasi ininterrompue depuis 2008 ».

dimanche 8 septembre 2013

Le bel âge

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Pierre Pestieau

« Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie ». Cette célèbre phrase de Paul Nizan était précédée de « J’avais 20 ans » (1). A la suite de nombreuses études et d’articles de tout genre consacrés au nouvel âge d’or que serait celui des septuagénaires, je serais plutôt tenté d’écrire « J’avais 70 ans et ne laisserai personne dire… ». Deux exemples de cet engouement pour les 70 ans. D’abord dans un article récent, Le Monde (9 juillet 2013) commente une enquête de l'Observatoire de la révolution de l'âge réalisée par ViaVoice. Selon cette enquête ; 89 % des personnes ayant 70 ans et plus se déclarent « heureuses ». Parmi elles, 37 % se disent « très heureuses ».

La vieillesse est perçue comme le temps de la liberté. Spontanément, une personne sur dix  définit ce qu'est d'être âgé par le fait de profiter de la vie, en fournissant, par exemple, ces réponses : « pouvoir faire ce que l'on veut, avoir les moyens de profiter de la vie » ou encore « être libre de se déplacer et de voyager ».
Dans ce troisième âge, 44 % déclarent apprécier avoir du temps à consacrer à leur famille et à leurs proches, et 38 % avoir du temps pour leurs activités de loisirs, culturelles ou associatives. Car pour eux, la vieillesse est à séparer du grand âge. Etre âgé, c'est surtout, pour près d'une personne sur deux, « un sentiment de déclin » physique ou moral. Et l'on devient vraiment âgé lorsqu'on « cesse d’être  autonome dans son logement ».

La circulation à Bruxelles : On a gagné

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Victor Ginsburgh

Enfin, Bruxelles a fait mieux que Paris. Tous les indicateurs (et les journaux) rapportent que la Belgique est « championne d’Europe des embouteillages » (1) et que Bruxelles est en tête du classement des villes, bien mieux que Paris, Londres, Milan et Los Angeles.

Nos ingénieux ingénieurs (pour parler comme Boris Vian) ont donc réussi là où les Français ont raté. Décidément, la décadence et la désindustrialisation françaises semblent réelles. D’ailleurs j’entendais, l’autre jour, une rédactrice du Larousse dire « j’eSSplique » et « eXetara », preuve qu’elle parvenait à prononcer correctement le X, mais pas au bon endroit.

jeudi 5 septembre 2013

Le rat des villes et le rat des champs

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Victor Ginsburgh

Puisque mon collègue blogueur fait référence à des fables dans son blog, je m’y mets aussi. Voici, celle du rat des villes et du rat des champs de La Fontaine :

Autrefois le rat des villes
Invita le rat des champs,
D'une façon fort civile,
A des reliefs d'ortolans.

Mais la ville est peu pratique, la dinette s’est trouvée interrompue par des gêneurs et le lendemain le rat des champs invitait son homonyme des villes:  

- C'est assez, dit le rustique ;
Demain vous viendrez chez moi.
Ce n'est pas que je me pique
De tous vos festins de roi ;

Mais rien ne vient m’interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc. Fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre!

Hélas, depuis le temps de La Fontaine, les champs sont devenus des villes.

L’économiste qui criait au loup

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Pierre Pestieau

L’expression « crier au loup » vient d’une fable d’Ésope dont le titre a été traduit en français par « Le garçon qui criait au loup ». Dans cette fable un garçon s’amuse à prétendre qu’il a vu un loup, ce qui le discrédite auprès des habitants de son village. Le jour où il voit vraiment un loup, personne ne prête attention à son cri d’alarme.

La fable m’est venue à l’esprit cet été en lisant l’ouvrage que Larry Kotlikoff et Scott Burns (1) viennent de consacrer au conflit des générations. Dans cet ouvrage, les auteurs reviennent sur l’idée selon laquelle la dette publique que l’Amérique connaît ne représente qu’une infime fraction de l’endettement que la génération présente a contracté vis-à-vis des générations futures. Si l’on considère l’ensemble des engagements pris, la dette réelle, ce qu’ils appellent le fiscal gap, se monterait à un montant 20 fois plus élevé que la dette traditionnelle, soit 15 fois le PIB. Cette dette au sens large inclut principalement la promesse de fournir des soins de santé au plus 65 ans (Medicare), aux plus démunis (Medicaid) et de procurer aux personnes âgées une retraite raisonnable (Social Security), promesse qui ne serait pas accompagnée par un engagement crédible de financement.

jeudi 29 août 2013

Charité et pédophilie

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Pierre Pestieau

Don Camillo
La « freakonomics » (issu de freak = saugrenu + economics = économie) utilise des concepts économiques d'un point de vue anticonformiste : elle n'hésite pas à bousculer les idées conventionnelles. En argot, freaky veut dire effrayant, et la freakonomics est aussi parfois effrayante. Les tenants de cette approche amassent de grandes quantités de données pour répondre à des questions simples mais intéressantes, du style : « Étant donné que la plupart des dealers habitent chez leur mère, la vente de cocaïne rapporte-t-elle vraiment plus qu'un boulot chez McDonald's ? »

Frédéric et les trois rois mages

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Victor Ginsburgh

Dans mon blog du 25 octobre 2012 qui suivait les élections belges du 14 octobre, j’écrivais :
Les trois rois mages

Aurais-je dû voter pour Frédéric Daerden, le bourgmestre socialiste de Herstal (1), magouilleur magouillant avec son père, également politicien de haut vol. Voici ce que dit le site Wikipedia quand on clique sur le site de Frédéric (2) : « La société [dont le père lui a cédé les rênes] a des contrats avec une trentaine d’intercommunales wallonnes dont dix-neuf ont leur siège social à Liège [notez que la commune où Daerden est bourgmestre fait partie du ‘Grand Liège’]. Le bureau audite les comptes de dix-sept sociétés de logements sociaux dont quinze sont situés en province de Liège, notamment la société du logement du plateau d’Ans », commune dont Michel Daerden, le père, a été bourgmestre de 1993 à 2011.

J’ai consulté le site Wikipedia de Fred le 11 août 2013, et malgré le décès de son père Michel en octobre 2012, ces phrases y figurent toujours. Et c’est très bien ainsi, les hommes meurent, mais leur passé ne peut pas être modifié, encore que…