Victor Ginsburgh
Si le Brexit se produit, il y
aura aussi un effet, peu décrit à ma connaissance, sur l’importance et le rôle
de la langue anglaise dans l’Union Européenne.
En 2005 (1), l’UE compte 489 millions d’habitants, dont 182,5 millions
connaissent raisonnablement bien l’anglais ; les autres langues les plus utilisées
dans l’UE sont l’allemand (128,5 millions), le français (100,7 millions)
l’italien (68,4 millions) l’espagnol (57,2 millions) et le polonais (43,5
millions). Ces chiffres tiennent compte des populations pour lesquelles ces
langues sont maternelles et de ceux qui l’ont apprise comme langue étrangère
(1).
Le Tableau 1 reproduit les détails pour chacune de ces langues. Les trois
premières lignes donnent le nombre de locuteurs de la langue maternelle, de la
langue acquise et le total. La ligne « locuteurs en GB » concerne
ceux qui parlent les six langues en Grande Bretagne : l’anglais est
maternel, les autres langues acquises. Ceci nous permet de calculer, dans la dernière
ligne, le nombre de locuteurs qui restera dans l’UE en cas de Brexit.
Tableau 1: Nombre de locuteurs (en
millions)
|
||||||
Anglais
|
Allemand
|
Français
|
Italien
|
Espagnol
|
Polonais
|
|
Langue
maternelle
|
64,1
|
91,2
|
65,0
|
58,5
|
43,0
|
38,3
|
Langue
acquise
|
118,4
|
37,3
|
35,7
|
9,9
|
14,2
|
5,2
|
Total
|
182,5
|
128,5
|
100,7
|
68,4
|
57,2
|
43,5
|
Locuteurs
en GB
|
60,0
|
1,1
|
5,4
|
0,6
|
1,2
|
0
|
Locuteurs
UE si Brexit
|
122,5
|
127,4
|
95,3
|
67,8
|
56,0
|
43,5
|
Notes:
Pays où la langue est maternelle: Anglais: Grande Bretagne et Irlande;
Allemand: Allemagne, Autriche, Luxembourg; Français: France, Belgique,
Luxembourg; Italien: Italie; Espagnol: Espagne; Polonais: Pologne.
|
||||||





























