Pierre
Pestieau
Une
des limites du libéralisme en matière de santé se manifeste au travers de l’existence
croissante de déserts médicaux. On entend par là des
zones du territoire où la concentration de professionnels et d'établissements
de santé est insuffisante par rapport aux besoins et à la réalité démographique
du territoire, ou tout du moins inférieure à la moyenne du pays. Cette
désertification médicale touche en particulier — pour des raisons de plus
faible attractivité — les zones rurales et les banlieues des grandes villes. Des
mesures sont régulièrement prises au plan local et national pour lutter contre
ce phénomène qui sans nul doute contribue à la fracture sociale, à ce sentiment
d’abandon dont peut souffrir une population qui se sent une fois de plus délaissée
par la « métropole ». Une fois de plus, car il existe d’autres raisons
de se sentir abandonné avec la disparition des boulangeries et des épiceries,
avec l’absence d’accès à internet, avec les écoles qui s’éloignent et les
transports publics qui se font rares.





































